Ligue de Délos 5: Paix de Nicias, Quadruple Alliance et Expédition en Sicile

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Article

Christopher Planeaux
de , traduit par Babeth Étiève-Cartwright
publié le 23 septembre 2016
Disponible dans ces autres langues: anglais
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Ce texte fait partie d'une série d'articles sur la Ligue de Délos.

La cinquième phase de la Ligue de Délos commença par la paix de Nicias - un accord qui ne régla rien - et se termina par le début de la guerre de Dèce (également appelée guerre ionienne). Le début de ce conflit coïncida avec le désastre de la Ligue en Sicile, qui survint peu après (421/420 - 413/412 av. J.-C.). Bien que les ressources dont disposait encore la Ligue de Délos à la fin de la guerre de Dix ans montrent que les Athéniens auraient pu continuer à se battre, les rébellions récurrentes parmi les alliés ainsi que les échecs à Mégare et en Béotie réduisiret à néant les promesses qui avaient suivi la victoire athénienne à Pylos.

Greek Harbour Scene
Scène portuaire en Grèce
CA (Copyright)

Le siège de Potidée et la défaite de Délion illustrent à eux seuls le coût élevé d'une guerre agressive pour la Ligue de Délos. La destruction annuelle des récoltes athéniennes, la peste et dix années de combats avaient mis à rude épreuve les tempéraments au sein de la ligue et gaspillé un trésor qui avait mis fort longtemps à s'accumuler.

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Paix de Nicias

La paix de Nicias promettait la paix entre les deux ligues pour 50 ans, mais n'en tint que huit. Bien qu'elle ait prévu le libre accès aux sanctuaires communs, l'indépendance de Delphes et des règles d'arbitrage, la Ligue de Délos perdit Amphipolis parce que Sparte n'appliqua pas l'accord. Les Athéniens refusèrent également de céder Pylos et Nisaea, cette dernière menaçant Mégare. La Ligue du Péloponnèse abandonna néanmoins Torone, Scione et plusieurs autres poleis, tandis que la Ligue de Délos conserve Potidée, Corcyre, Sollim, Argilus, Stagirus, Acanthus, Stolus, Olynthus, Spartolus et Anactorium. Ce résultat provoqua la colère des Corinthiens et des Mégariens.

Nicias
Nicias
William Jennings Bryan, Francis Whiting Halsey (Public Domain)

Athènes réalisa ainsi un revenu d'environ 1 200 talents à partir de l'évaluation de 420 avant notre ère. Son emprise sur la confédération de Délos restait intacte. Corinthe, Mégare, Élis et la Béotie votèrent contre les termes définitifs de l'accord négocié. Argos indiqua également qu'elle ne renouvellerait pas son propre traité avec Sparte. Les Spartiates décidèrent de ne pas insister sur ces questions et choisirent plutôt d'établir une épimachie indépendante de 50 ans avec Athènes, ce que les Athéniens acceptèrent, ce qui permit aux deux parties de contourner les lacunes du traité de paix proprement dit. En guise de bonne volonté, les Athéniens rendirent les hommes capturés à Sphacteria.

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Bien que de nombreux alliés des deux ligues soient restés insatisfaits, les deux hégémons imposèrent leurs conditions à chacun. Cela ne fit qu'exaspérer le mécontentement sous-jacent parmi leurs différents membres, en particulier dans la Ligue de Délos - comme le montrent, par exemple, les reliefs, qui représentent désormais le tribut sous la forme de sacs d'argent saisis.

Changements d'alliances et nouvelles ligues

Les Corinthiens, insatisfaits, cherchèrent immédiatement à créer une quatrième ligue chez les Hellènes. Ils approchèrent secrètement Argos. Les Argiens, qui se disputaient depuis longtemps avec Sparte, acceptèrent volontiers la proposition de Corinthe, sans pratiquement la modifier. Mantinée rejoignit rapidement cette nouvelle alliance, suivie peu après par Élis (420 av. J.-C.). Lorsque Sparte eut vent de ces manœuvres, elle se plaignit amèrement à Corinthe, puis intervint directement, ce qui retarda la poursuite des négociations. Bien que Corinthe ait ensuite fait appel à Mégare, Tégée et la Béotie, ces tentatives échouèrent et la détermination de Corinthe à former cette nouvelle ligue vacilla.

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Alcibiade comprit que l'évolution rapide et les changements d'allégeance menaçaient sérieusement la stabilité relative du Péloponnèse.

Sparte, cependant, se sentait menacée par la triple alliance entre Argos, Élis et Mantinée qui en résulta. Elle attaqua ouvertement Mantinée, ce qui amena Argos à prendre sa défense. Les Argiens ne firent pas le poids face à l'armée spartiate. Les Spartiates se retournèrent alors contre Élis. Après une série d'engagements, les Spartiates mirent en place une frontière de défense nord efficace. Pendant ce temps, de nouvelles négociations s'engagèrent entre Athènes et Sparte, et Athènes accepta de céder Pylos et de déplacer la population à Céphallène, mais seulement si la Béotie cédait Panactum. Les Athéniens autorisèrent en outre les Déliens à retourner sur leur île sur injonction de l'oracle de Delphes.

Cependant, les éphores nouvellement élus à Sparte modifièrent à nouveau la politique spartiate et souhaitèrent plutôt reprendre la guerre avec Athènes. Les Spartiates s'adressèrent à la Béotie et à Corinthe pour convaincre Argos de conclure une nouvelle alliance séparée. Argos, cependant, se tourna vers la Béotie avec ses propres projets: Argos, la Béotie, Corinthe, Mégare et la Thrace devaient former leur propre alliance, mais la Béotie ne faisait pas confiance à Corinthe. Le projet échoua et la Béotie proposa à Sparte une alliance séparée, qui fut acceptée.

Les Béotiens démantelèrent Panactum, ce qui irrita les Athéniens, qui refusèrent de céder Pylos. Néanmoins, craignant la possibilité d'alliances entre la Béotie, Sparte et Athènes, les Argiens cherchèrent à conclure une alliance indépendante avec Sparte. Toutes ces allégeances changeantes et en rapide évolution dans le Péloponnèse et en Béotie attirèrent l'attention du jeune, flamboyant et très ambitieux Athénien Alcibiade, fils de Clinias.

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Quadruple alliance

Alcibiade comprit que la triple alliance d'Élis, de Mantinée et d'Argos menaçait rapidement la stabilité relative du Péloponnèse. En outre, la participation à cette alliance ne présentait qu'un risque minime pour Athènes. Il ajoutait que si les Spartiates réglaient leurs problèmes avec Argos, ils ne feraient que renouveler leurs agressions contre une Athènes isolée. Alcibiade envoya un message privé aux Argiens pour leur demander de venir avec des représentants d'Élis et de Mantinée. L'invitation arriva avant qu'Argos n'ait négocié avec Sparte, et les Argiens l'accueillirent avec enthousiasme. Bien que Sparte ait tenté de faire échouer les négociations, les Athéniens conclurent une alliance de cent ans avec Argos, Élis et Mantinée, ce qui leur permit de se partager le Péloponnèse (420 av. J.-C.).

Alcibiades
Alcibiade
Bija (CC BY)

Corinthe, confrontée à la Ligue de Délos au nord et à cette nouvelle Quadruple Alliance au sud, abandonna alors tout lien avec Élis et Mantinée et s'aligna sur Sparte. Les Éléens, à leur tour, interdirent à Sparte les temples, les sacrifices et les compétitions des Jeux olympiques. La colonie spartiate d'Héraclée fut attaquée et demanda l'aide des Thébains, qui prirent le contrôle de la polis, craignant que les Spartiates ne puissent plus la défendre (419 av. J.-C.). Par ailleurs, les Athéniens firent marcher une petite force armée dans le Péloponnèse et négocièrent une alliance avec Patras, mais les Corinthiens et les Sicyoniens empêchèrent les Athéniens de construire un fort à Rhium (en face de Naupacte). Argos attaqua alors Épidaure. Les Athéniens demandèrent une conférence à Mantinée pour discuter de la paix, mais les Corinthiens refusèrent. Lorsqu'une armée spartiate s'approcha de la frontière épidaurienne, les Argiens et les Athéniens se retirèrent.

Bataille de Mantinée

L'été suivant (418 av. J.-C.), les Spartiates réagirent enfin vigoureusement aux nouvelles alliances. Le roi Agis conduisit 8 000 hoplites spartiates, tégéens et arcadiens contre Argos et ordonna à la Ligue du Péloponnèse de rassembler ses forces à Phlionte: 12 000 hoplites ainsi que 5 000 soldats béotiens à armes légères et 1 000 cavaliers. Les Argiens alignèrent 7 000 hoplites, les Eléens 3 000 et les Mantinéens 2 000. Les Athéniens, dont l'enthousiasme était retombé, n'envoyèrent que 1 000 hoplites et 300 cavaliers, mais ils arrivèrent trop tard.

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Lorsque le roi Agis atteignit Phlionte, l'armée péloponnésienne comptait 20 000 hommes, "la plus belle armée grecque rassemblée jusqu'alors" (Thuc. 5.60.3). Les deux camps négocièrent une trêve de quatre mois et se retirèrent. Les Mantinéens profitèrent de ce répit pour assiéger et prendre Orchomène. Peu après, des factions se formèrent à Tégée et envisagèrent de rejoindre la Quadruple Alliance. Les Spartiates réagirent rapidement. Le plan expansionniste d'Alcibiade et l'éphémère Quadruple Alliance prirent fin avec la victoire décisive des Spartiates à la bataille de Mantinée (418 av. J.-C.).

Argos & Thrace

Les Athéniens se retirèrent d'Épidaure tandis que les Argiens se retirèrent de la Quadruple Alliance et s'allièrent à Sparte. Cependant, une guerre civile éclata bientôt à Argos (417 av. J.-C.), et le nouveau régime chercha à nouveau à s'allier avec Athènes qui restait ambivalente. Au cours des trois années suivantes, Argos et Sparte se livrèrent à une série de raids et de contre-raids.

Alors que les Athéniens s'étaient engagés dans le Péloponnèse, certaines des poleis chalcidiennes s'étaient à nouveau rebellés contre la Ligue de Délos, et les Athéniens planifièrent une expédition pour les récupérer, mais devant le refus de Perdiccas, les Athéniens se contentèrent d'ordonner un blocus de la côte macédonienne.

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Destruction de Mélos

Le tempérament et l'attention des Athéniens changèrent avec la décision soudaine de forcer Mélos à entrer dans la Ligue de Délos (416 av. J.-C.). Bien que figurant dans l'évaluation de 425 avant notre ère, Athènes n'avait pas exigé de tribut. Les circonstances précises de cette décision ne sont pas claires et les sources ne font état d'aucun grief immédiat, mais les Athéniens auraient apparemment estimé que les Méliens avaient bénéficié de la Ligue de Délos sans en supporter le moindre fardeau depuis assez longtemps.

Athènes envoya soudain 30 trières avec 1 200 hoplites et demanda huit trières alliées supplémentaires avec 1 500 hoplites. Les forces de la Ligue de Délos convergèrent vers l'île. Ils établirent un camp, dévastèrent les champs et envoyèrent des ambassadeurs pour les persuader de se rendre sans bataille ni siège, mais les magistrats méliens refusèrent de permettre à l'ambassade de s'adresser à la population.

Le récit que Thucydide fait de la discussion qui s'ensuivit, présenté comme un dialogue dramatique unique, a suscité de nombreux débats scientifiques. Les Athéniens présentèrent un argument "cruellement brutal": la réalité de la disparité entre Athènes et Mélos rendait toute discussion sur la justice et l'injustice sans objet, seule l'égalité ayant jamais empêché une partie d'imposer sa volonté à l'autre (Thuc. 5.89). Les Méliens, cependant, restaient convaincus que leur cause était juste, que les dieux les protégeraient et que les Spartiates leur viendraient en aide. La fortune, disaient les Méliens, leur apporterait la victoire. Les Athéniens rétorquèrent que les Spartiates n'agissaient que lorsqu'ils étaient sûrs de leur supériorité. Ils ne traverseraient donc pas la mer Égée tant qu'Athènes contrôlerait la mer.

Lorsque Mélos se rendit finalement après un long siège, les Athéniens exécutèrent les hommes et réduisirent en esclavage les femmes et les enfants. Athènes justifia ses actes de la même manière qu'elle l'avait fait pour Sparte au début de la guerre de dix ans:

Nous n'avons rien fait d'étonnant ni de contraire à la nature humaine en acceptant une règle qui nous a été donnée et en ne l'abandonnant pas, car les motifs les plus forts nous ont vaincus - l'honneur, la peur et l'intérêt personnel. Nous ne sommes pas les premiers à avoir agi de la sorte, car il a toujours été ordonné que les plus faibles soient maintenus au sol par les plus forts. (Thuc. 1.76.2)

Pendant ce temps, Nicias dirigeait personnellement une grande procession et la dédicace du temple d'Apollon à Délos. La destruction de Mélos et l'opulence du temple de Délos montrèrent aux Hellènes que la Ligue de Délos ne s'était pas éteinte sous l'effet de la guerre.

Ségeste et Léontini

Cet hiver-là, Athènes reçut un appel inattendu de Ségeste et Léontini, en Sicile, pour les aider dans leur guerre contre Sélinonte et Syracuse (416/5 av. J.-C.). Les envoyés athéniens revinrent au printemps avec 60 talents et la promesse de plus d'argent (415 av. J.-C.). L'invitation de Ségeste mit l'accent sur les liens traditionnels, les obligations des alliés et la défense. L'attention des Athéniens, à nouveau dirigée par le follement expansionniste et ambitieux Alcibiade, se tourna résolument vers l'ouest. Il affirma que les Athéniens pouvaient conquérir non seulement la Sicile, mais aussi Carthage. Les Athéniens ne tardèrent pas à "désirer gouverner toute l'île" (Thuc. 6.6.1), une entreprise réclamée par une population avide de pouvoir et de céréales mais, selon Nicias, totalement ignorante de l'ampleur de la tâche.

Les Athéniens envisagèrent d'abord d'envoyer une force relativement modeste de 60 trières sans hoplites sous le commandement d'un seul général, mais cependant ils en choisirent trois. Les objectifs restaient néanmoins limités: aider Ségeste, réinstaller Léontini et "régler les affaires de Sicile de la manière qu'ils jugeraient la meilleure" (Thuc. 6.8.2). Quatre jours plus tard, cependant, l'Ekklesia se réunit pour envisager d'équiper la flotte. Lorsque Nicias tenta de convaincre la foule de l'ampleur et de la folie de l'entreprise contre Syracuse, ses efforts se retournèrent contre lui de façon spectaculaire.

Doric Temple, Segesta
Temple dorique, Ségeste
Mark Cartwright (CC BY-NC-SA)

Alcibiade répliqua sans détour: les Athéniens devaient aider leurs alliés. "C'est ainsi que nous avons acquis notre domination et c'est ainsi que d'autres gouvernants ont acquis la leur, en venant toujours avec empressement à l'aide de ceux qui faisaient appel à nous, qu'ils soient hellènes ou barbares" (Thuc. 6.18.2). Les alliés athéniens constituaient en fait la première ligne de défense de la Ligue de Délos. La stratégie sicilienne d'Alcibiade, comme celle qu'il poursuivait avec la Quadruple Alliance dans le Péloponnèse, reposait sur la surprise, l'impact psychologique et la diplomatie. Nicias fit valoir que les forces allouées ne permettraient pas d'atteindre l'objectif. En réponse, l'Ekklesia, convaincue que la Sicile pouvait accroître considérablement ses richesses, vota massivement pour équiper la flotte de tout ce qui était nécessaire pour faire entrer ces poleis dans la Confédération.

Grande expédition de Sicile

L'expédition sicilienne fut la tentative la plus ambitieuse d'expansion de la Ligue de Délos à ce jour. Elle se composait de 134 navires (60 trières athéniennes, 30 de Chios et 10 de Méthymne; 2 pentecontères de Rhodes; 40 transporteurs de troupes athéniens et divers navires de Chios et d'autres membres de la Ligue); 5 100 hoplites (1 500 athéniens, 500 argiens et 2 150 provenant d'Eubée, d'Andros, de Naxos, de Samos et de Milet avec 250 mercenaires de Mantinée); ainsi que 900 troupes légères et 30 cavaliers, des tailleurs de pierre et des charpentiers venus de toute la mer Égée - "l'armement le plus coûteux et le plus glorieux provenant d'une seule polis avec une force purement hellénique qui ait pris la mer jusqu'à cette époque" (Thuc. 6.31.1).

Greek Trireme [Artist's Impression]
Trière grecque (impression d'artiste)
The Creative Assembly (Copyright)

Presque immédiatement, des revers et des déceptions entachèrent l'entreprise. L'éviction précoce d'Alcibiade du commandement conduisit rapidement à une grave indécision de la part des commandants militaires restants, Nicias et Lamachos (415 av. J.-C.). Alcibiade s'enfuit à Sparte et l'expédition sicilienne commença à faiblir, se préparant finalement à assiéger la polis de Syracuse. Athènes envoya 300 cavaliers de Ségeste et 100 cavaliers alliés en renfort (414 av. J.-C.), rapidement suivis par dix navires supplémentaires pour aider Syracuse. À cette époque, cependant, les Spartiates et les Corinthiens s'étaient déjà engagés en Sicile. Ce qui avait commencé comme un grand projet d'absorption de la Sicile, puis de Carthage, et de là de l'ensemble du Péloponnèse lui-même, se détériora rapidement en un siège prolongé d'une seule polis.

Argos

Athènes choisit également d'entrer dans la guerre d'Argos contre Sparte après une victoire des Argiens à Thyrée. Les Athéniens envoyèrent 30 trières qui ravagèrent la côte laconienne. Cet acte violait ouvertement la paix de Nicias. Sparte se prépara donc à nouveau à envahir l'Attique.

Le contraste entre la piété mûre de Nicias et la fougue juvénile d'Alcibiade offre peut-être la meilleure illustration de la malchance qui dominait la politique athénienne et, avec elle, la domination de la Ligue de Délos. La mort de Périclès donna naissance à des successeurs comme Cléon, Nicias et Alcibiade, qui agirent par ambition personnelle, mais "étant plus ou moins égaux les uns aux autres dans le pouvoir politique, et chacun s'efforçant cependant de devenir le premier, ils se tournèrent vers la satisfaction des masses et leur confièrent même la gestion des affaires publiques" (Thuc. 2.65.10).

Ni Nicias, ni Alcibiade ne bénéficièrent des avantages qui avaient produit Cimon ou Périclès. Chacun ne réussit qu'à interférer avec les plans de l'autre. Ce qui se passa avec les décisions d'attaquer la Sicile et d'aider Argos révéla cet échec au grand jour et menacerait ainsi la survie de la Ligue de Délos.

Cet article fait partie d'une série sur la Ligue de Délos:

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Bibliographie

Traducteur

Babeth Étiève-Cartwright
Babeth s'est consacrée à la traduction après avoir enseigné l'anglais au British Council de Milan. Elle parle couramment le français, l'anglais et l'italien et a 25 ans d'expérience dans le domaine de l'éducation. Elle aime voyager et découvrir l'histoire et le patrimoine d'autres cultures.

Auteur

Christopher Planeaux
Lectured in Classical Studies for 15yrs. Published articles on the dramatic settings for Plato's Dialogues & Ancient Greek History. Offered papers at conferences in North America & Great Britain. Area of expertise includes Greek History 600-300 BCE.

Citer cette ressource

Style APA

Planeaux, C. (2016, septembre 23). Ligue de Délos 5: Paix de Nicias, Quadruple Alliance et Expédition en Sicile [The Delian League, Part 5: The Peace of Nicias, Quadruple Alliance, and Sicilian Expedition (421/0-413/2 BCE)]. (B. Étiève-Cartwright, Traducteur). World History Encyclopedia. Extrait de https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-952/ligue-de-delos-5-paix-de-nicias-quadruple-alliance/

Style Chicago

Planeaux, Christopher. "Ligue de Délos 5: Paix de Nicias, Quadruple Alliance et Expédition en Sicile." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. modifié le septembre 23, 2016. https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-952/ligue-de-delos-5-paix-de-nicias-quadruple-alliance/.

Style MLA

Planeaux, Christopher. "Ligue de Délos 5: Paix de Nicias, Quadruple Alliance et Expédition en Sicile." Traduit par Babeth Étiève-Cartwright. World History Encyclopedia. World History Encyclopedia, 23 sept. 2016. Web. 20 juil. 2024.

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